À la Commune Libre de Tolbiac, dans l'Université Paris 1 occupée, 2018 (Christophe Simon / AFP)

[Vice] « Mai 68 on s’en fout, on veut 1871 »

    De la « Commune Libre de Tolbiac » à celle de Nantes ou de Bordeaux, les références à la Commune de Paris font leur grand retour dans le vocabulaire militant. D’où vient ce revival inattendu ?

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    la Commune Libre de Tolbiac, comme son modèle de 1871, s’est forgé un mythe fondateur. Donné en exemple quand l’occasion se présente, daté du 12 avril 2018, il est aussi gravé sous forme d’un meme anachronique publié dans un groupe Facebook fermé qui réuni plusieurs milliers de membres. En réalité, ce soir-là, les CRS assiègent pour la première fois les trois tours universitaires de la rue de Tolbiac, occupées depuis deux semaines. Le gros des étudiants mobilisés est en mission exceptionnelle à l’extérieur, la voie est libre pour les policiers en ordre de bataille.

    Pourtant, les fonctionnaires tardent à donner l’assaut. Derrière les grilles recouvertes de slogans révolutionnaires, perchés en hauteur, il n’y a qu’une poignée d’étudiants et la fanfare militante la plus célèbre de Paris. La colline artificielle de la fac fait office de butte Montmartre et les musiciens d’insurgés. Ils improvisent un nouveau morceau : « Les flics hors de nos facs, Vive la Commune de Tolbiac ». Pendant quelques minutes, la fanfare semble à elle seule tenir les forces de l’ordre à distance. Un flottement suffisant pour que quelques dizaines d’étudiants supplémentaires rejoignent le site, s’organisent, fourbissent banderoles et slogans et resserrent les rangs. L’issue de la bataille est scellée, les CRS rebroussent chemin sans incident, tandis que les étudiants galvanisés célèbrent leur victoire.

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    Pour découvrir l’enquête en intégralité, rendez-vous sur Vice ici : https://www.vice.com/fr/article/evkv8n/mai-68-on-sen-fout-on-veut-1871

     

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